vendredi 25 avril 2014

Clinique
du
dos

Rachis et cyclisme

Auteur : Alain DIGOIN

Introduction

Les rachialgies sont fréquentes chez les cyclistes mais elles sont rarement graves. Les problèmes rachidiens sont directement en relation avec la position fixe du rachis, essentiellement d’origine musculaire. Une mauvaise position sur le vélo, un mauvais choix de matériel, une musculature insuffisamment préparée en sont les causes.

Le cyclisme est un sport dit " porté ".

Le corps n’est pas en contact direct avec le sol.

Le sportif repose sur sa bicyclette par :

- Deux points d’appui fixe.
- Le bassin sur la selle.
- Les mains sur le guidon.
- Un point d’appui mobile, les pieds sur les pédales.

Le corps du cycliste positionné sur le vélo comprend trois unités fonctionnelles :

- L’unité directrice en avant : les membres supérieurs.
- L’unité de force : les membres inférieurs.
- L’unité intermédiaire : le rachis.

Le rachis n’étant pas en charge, il est en fait peu malmené et ceci d’autant plus qu’il n’y a pas de mouvement de rotation comme dans certains sports comme le tennis.
Les contraintes du rachis varient en fonction de la position du cycliste sur la bicyclette.

Positions du cycliste sur la bicyclette

La position du cycliste en " city-bike ".

Le cycliste utilise alors un vélo à guidon plat. Les pieds ne sont pas fixés sur les pédales. Le déplacement se fait par poussées des membres inférieurs sur celles-ci. Seuls les quadriceps agissent, les ischio-jambiers interviennent uniquement comme extenseurs de hanche, le buste reste vertical, la lordose lombaire légèrement diminuée sous l’action des muscles extenseurs de la hanche qui entraînent une antéversion du bassin. La cyphose dorsale et la lordose cervicale physiologiques sont conservées. Les mains reposent simplement sur le guidon et sont uniquement directionnelles. Le rachis est peu sollicité, la vitesse de déplacement à bicyclette est lente, la position ne permet pas une bonne pénétration dans l’air.

La position du triathlète

Il comporte un quatrième point d’appui qui est fixe, les avant-bras qui reposent sur des coudières installées sur un guidon trois points.
Cette position permet une meilleure pénétration dans l’air.
Grâce à l’usage de pédales automatiques, le cycliste va pouvoir également tirer sur les pédales. Les muscles extenseurs de hanche (fessiers et ischio-jambiers) vont entraîner une forte bascule du bassin en arrière, ce qui efface totalement la lordose lombaire et fait bailler les disques en arrière. L’appui antérieur évite les contraintes des muscles extenseurs et donc l’apparition d’une surpression discale.
Le dos est plat, la cyphose dorsale est ménagée, par contre le rachis cervical est en hyper extension afin de maintenir la tête redressée, cela entraînant des contraintes des muscles cervicaux.

La position du cycliste de route

En terrain plat :

La position se rapproche de celle du triathlète surtout si le cycliste a les mains en bas du guidon, les coudes doivent être semi fléchis afin de servir d’extenseurs et d’éviter que les vibrations causées par les aspérités de la route soient transmises directement aux ceintures scapulaires. On observe les mêmes contraintes rachidiennes que celles du triathlète.

En montagne : on distingue deux positions :

Assis sur la selle :

Le cycliste tire sur le guidon comme s’il voulait soulever une charge, les extenseurs du rachis sont soumis à un effort important et ce d’autant plus que la contraction des extenseurs de hanche favorise la cyphose lombaire, le bâillement discal peut devenir excessif et à l’origine de douleurs importantes.

Montée en danseuse :

Cette position permet de tirer sur le guidon en diminuant les contraintes des extenseurs lombaires. Le poids du corps se porte alternativement sur les pédales, et augmente la force des pédales. Mais le rachis lombaire est soumis à des sollicitations latérales à l’origine de douleurs. Cette position est fréquemment utilisée lorsque le cycliste veut relancer sa machine et soulager son rachis lombaire.
Afin de minimiser les contraintes d’hygiène, le cycliste devra se soumettre à une étude posturale afin d’adapter au mieux sa bicyclette à sa morphologie. Le choix du matériel est important, le choix d’un cadre trop rigide permettra d’améliorer le rendement de celle-ci mais aux dépens du confort.

Conclusion

Chez un cycliste qui présente une bonne préparation physique, une bicyclette bien adaptée à sa position et un bon choix de matériel, la pathologie rachidienne est généralement bénigne et uniquement liée à un surmenage.

Triathlète
Position du triathlète
Cycliste en ligne.
Position du cycliste en terrain plat
Cycliste en côte
Position du cycliste en côte
Cycliste en danseuse
Position en "  danseuse "
Cycliste en position city bike
La position en " city bike "
Etude posturale
Etude posturale

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